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L’agile, une force lancée

 

Le passage au mode Agile est une révolution de la façon de travailler. En effet, il s’agit d’un processus basé sur l’interaction et le partage, le collaboratif, qui requiert à ce titre l’investissement de l’ensemble de l’organisation. Il peut être utile de dresser un panorama de l’état de l’art de la transformation Agile à ce jour, d’apprécier quels en sont les succès, mais également de mettre en exergue les freins à sa diffusion voire les raisons d’échec complet.

Où en sont les organisations dans leur déploiement Agile ? Quels sont les freins et les accélérateurs ? Les raisons de l’Agile sont-elles comprises ? Y-a-t ’il des méthodes ou des façons de faire qui permettent d’accompagner l’ensemble de l’organisation vers l’Agile, sans heurt, sans casse sociale ?

 Ce sont ces questions auxquelles nous nous efforçons de répondre par après avec toujours comme objectif de donner une vision actualisée et globale issue autant que possible de nos retours d’expérience.

Nous pouvons, en 2018, dire que l’Agile n’est plus une nouveauté pour monde de l’entreprise et du business. On peut même constater qu’il est présent dans la plupart des organisations. Selon une étude réalisée par UNOW en 2016 et publiée par l’Agiliste sur les méthodes Agiles, 95% des entreprises sondées dans le monde utiliseraient ces méthodes.

Il est possible de penser que cela devient une des normes principales dans le fonctionnement des organisations. Mais il y a un écart entre avoir quelques projets Agile, et avoir une organisation passée en mode Full Agile.

La même étude a trouvé que 58% des entreprises avaient entre 3 et 5 ans d’expérience avec l’Agilité. De même, 45 % des participants affirment aujourd’hui que leur entreprise ou structure compte plus de 50 % d’équipes agiles. Plus important encore, l’étude révèle que seulement 5 % des entreprises ne disposeraient d’aucune équipe agile alors que ce chiffre était de 35 % en 2009.

Cela dénote donc une très forte progression de l’Agile ces dernières années, et sa bonne disposition pour l’avenir. Et il y a une explication à cela.

L’entreprise vit aujourd’hui sous la menace, sans précédent, de pressions multiples qui rendent son écosystème complexe et au sein duquel le changement est quasi-permanent. Elle doit s’adapter pour continuer à exister, et dans certains cas, simplement survivre !

 

 

 

C’est pour cela que l’Agile devient donc une nécessité, prônant une adaptation permanente, il est un pilier pour les nouvelles organisations.

La vitesse de la transformation technologique oblige à revoir en permanence le mix de compétences. Elle nécessite une dynamique de groupe qui permet de modifier très rapidement les configurations pour optimiser le savoir - faire technologique. S’il est rare, il faut pouvoir le diffuser au mieux. D’où les organisations en features teams et services teams de l’Agile.

L’Agile est aussi une organisation qui est également axée sur les usages et l’User Experience. En effet, le parcours client est au cœur de la réponse opérationnelle, et nécessite d’être branché en permanence sur le besoin client et de savoir modifier les processus de production, via les outils informatiques en mode Agile.

L’une des autres pierres angulaires de l’Agile est la digitalisation : la densification du lien entre outil industriel et outil informatique génère un pilotage de plus en plus fin, par la compréhension de la donnée et la réinjection immédiate de l’information dans le système. Ceci nécessite une forte agilité dans le développement des outils d’analyse et de pilotage en mode Big Data et Smart Data.

Pour tout cela, il faut obtenir du soutien de la direction. Les DSI, qui pilotent les relations dans l’entreprise et la coopération managériale, sont globalement favorables à cette adaptation. Traditionnellement, l’outil informatique est indispensable aux métiers de l’entreprise et profondément imbriqué dans les chaînes de valeur, mais souvent considéré comme un support. Maintenant, les systèmes d’information sont en première ligne de la digitalisation. Ils doivent s’adapter et se transformer afin de permettre aux métiers de s’adapter eux-mêmes à leurs marchés … faute de quoi ils disparaîtront, par des processus tels que l’externalisation partielle ou totale, le Shadow IT, etc.

Pour faire face à ce défi, les DSI ont donc massivement lancé leur Transformation Agile, en impliquant les nouveaux rôles au sein de l’organisation comme les Product Owner et autres Scrum Master. Elles ont également implémenté une nouvelle dynamique de projet en mettant en place des Sprints, Product Reviews et management visuel.

Les méthodes KANBAN et SCRUM, associées à l’Agile sont par ailleurs intégrées à cette dynamique. Les équipes sont donc recomposées selon ces méthodes en Pizza Teams et pratiquent les travaux collaboratifs, tout cela en appliquant le Manifeste Agile.

L’agile entraîne alors un choc culturel qui fait bouger toutes les couches de l’IT, en son sein, à sa périphérie, et au cœur des métiers. Cela nécessite des points de vigilance et une méthode de transformation que nous développerons dans un prochain article.

 

Philippe Albrecht.